Mon site, au départ, avait pour mission, et je me cite ( sans prétention ) : De partager avec vous mes découvertes et mes expériences. Je suis un amateur qui souhaite rendre ce monde, parfois compliqué et intimidant, accessible à tous. Ceci était il y près de 2 ans ! Ma mission est toujours la même.

Cependant, mes expériences et ma connaissance grandissante ( car j’apprends toujours ) m’ont amené vers d’autres missions. La première est de promouvoir les artisans qui font des vins sans artifices, les plus naturels possible, et qui ont à coeur la santé de leurs vignes et de leurs sols, donc de la mienne. La deuxième est de faire découvrir le vin blanc. Quand on sait que 7 bouteilles sur 10 vendues au Québec sont rouges, ce n’est pas une mince tâche. La troisième, démolir les a priori. Vous savez ceux du genre: Le Beaujolais est de la merde.
Pour l’éducation, je me rends compte que le but est atteint car les commentaires sont très positifs. Pour les deux autres, c’est plus compliqué... surtout dans un monde aussi axé sur le facile, le marketing et la standardisation des goûts. Ce que j’aime, c’est répondre aux questions. Ce n’est pas toujours facile car s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que dans le vin, il n’y a pas d’absolu.
Patricia et Luc Betonni , Les Eminades, Saint-Chinian

La question qui revient le plus souvent est: As-tu une formation dans le domaine ? La réponse est non, je lis et je bois. Facile ! Bon ce n’est pas tout. Je visite plus d’une vingtaine de domaines par année. Chaque rencontre m’apporte des connaissances nouvelles sur la culture, les sols, les techniques et surtout sur l’importance des rapports humains. Ceci n’a pas de prix et surtout, je crois qu’il n’y a pas une formation qui peut remplacer ces rencontres. Je crois à la formation théorique mais je n’ai pas le temps. Si j’avais le temps, ce que j’aimerais, c’est suivre un vigneron ou une vigneronne durant la vinification.
J’ai eu la chance de rencontrer de grands vignerons ou vigneronnes, de manger à leur table, de connaître leur passions, leurs visions de la vie, leurs angoisses, leurs défis... La plupart de ces gens font des vins à leur image. Vous buvez le vin, vous rencontrez la personne qui l’a fait naître et vous dîtes: Et oui, c’est lui ou elle ! En passant, GRAND pour moi n’a aucun rapport avec le prestige, il qualifie des gens qui ont tout miser pour réaliser leur rêve, qui travaillent sans filet, qui ne tournent pas les coins rond pour vendre à tout prix. Curieusement, la plupart de ces gens sont d’une humilité et d’une générosité désarmante. Parfois, ils sont déjà reconnus à travers le monde et font partie de l’élite. C’est tout à leur honneur de demeurer aussi accessible. Certains sont partis de zéro, d’autres avaient la chance d’avoir une famille derrière.
Ci-dessus: Yvonne Hégoburu, Domaine de Souch, Jurançon


Christophe Curtat, Saint-Joseph et Xavier Benier, Beaujolais Renaud Bodillard, Morgon, Beaujolais
Tous ces gens ont des défis de nature différente: financiers, familiaux, physique... Essayer de sortir une charrue de la boue quand vous n’avez qu’un seul bras en santé ! Essayez d’expliquer à vos enfants que vous êtes en appartement parce que vous croulez sous les dettes, alors que les amis ont des maisons. Imaginez que vous êtes obligés de vendre les meubles, car les voisins jaloux et de grands fabricants réussissent, pendant des années, à vous empêcher d’obtenir des prêts à la banque. C’est ça le côté humain du vin. C’est la vie quoi ! En tous cas, tous ces gens sont des passionnés et souvent très mauvais en affaire.


Emmanuel Guillot, Domaine Guillot-Broux, Mâconnais, Bourgogne Natacha Chave, Aléofane, Saint-Joseph, Rhône
Malheureusement, quand vient le temps d’acheter, c’est le prix et souvent le prestige qui décident de tout. Essayez de vendre un Beaujolais ou un Mâcon de haut niveau à plus de 10€ ou 30$ au Québec. Nous ne voulons plus savoir ce qui se passe derrière. Bon vous me direz que cette situation n’est pas unique au vin. Vous avez bien raison. Nous vivons la même chose dans l’aviation. Pour 50$ de moins, les gens vont acheter un billet sur une compagnie aérienne qui ne donne aucune condition de travail à ses employés, leur donne un salaire de misère et ils les mettront à la porte dans quelques années, car il ne font plus assez d’argent. Heureusement, je ne travaille pas pour ce genre de compagnie. Du moins, je l’espère. Je suis peut-être naïf...


Francine et Clément Klur, Alsace Charles Giner, Dom. Saint-Andrieu, Languedoc

Bon, je ne croyais pas en écrire aussi long ce matin. Je me croyais en manque d’inspiration. Tout ça pour dire que je vais rajouter, prochainement, une section Foire aux Questions qui tentera de répondre à vos questions. Ceci me permettra de garder mes connaissances à jour.
Les photos sont celles de producteurs qui ont participé à mon développement. Soit par leur histoire, leurs défis ou leur persévérance. Quelques-uns sont établis et reconnus, d’autres le seront un jour. Certains d’entre eux ont eu la chance d’être sur une appellation prestigieuse. Les autres sur des des appellations moins porteuses. Certains sont moins appréciés que d’autres car ils ont l’audace de faire ce que d’autres n’ont jamais osé faire ( sacrée jalousie ). Ils ont tous leur façon de faire mais iIs ont tous le même but: Faire des vins dont ils sont fiers et tous ont été d’une grande générosité à mon égard. Malheureusement, je n’ai pas de photos de vous tous, chers amis. Entre autre l’un de mes plus fervent lecteur, Olivier Giroux du Clos des Rocs de Loché. Désolé ! Merci à tous.
Stéphane Ogier, Côte-Rôtie, Rhône



François Villard, Côte-Rotie Yves Gangloff Côte-Rôtie Corinne Comme, Champs des Treilles,Ste-Foy Bordeaux


La famille Hubert, Peybonhomme, La Grolet, Bordelais Aldo Viajra, Barolo, Italie et Carlos Aliaga, Navarre, Espagne
Que de questions !
29 juin 2009