Chablis 2006 Vincent Dauvissat , Clos Rougeard Les Poyeux 2005

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici ce qu’est les Vendredis du Vin: «Le dernier vendredi de chaque mois les blogueurs (et amateurs sans blog) partagent des notes de dégustation de vins, sur un thème sélectionné par le blogueur-président du mois.»
Ce vendredi se tenait la 26e édition et le thème était: Les vins copains. Ce thème fut choisi par Anne-Laurence Chadronnier du blog Rouge Blanc Bulles. Blog que je découvre et que je rajoute dans ma section de liens.
Sans le savoir, Mme Chadronnier a choisi le thème parfait. Comme c’est mon anniversaire lundi, une soirée grands copains était déjà prévue ce vendredi. À ces copains se joignaient ma maman, son conjoint et, bien sûr, ma chérie.


Grande occasion et magnifique compagnie = grands vins. Le choix fut difficile. Lorsque vient le temps d’ouvrir de belles bouteilles, il semble que l’occasion n’est jamais assez grande. J’ai passé la journée à repasser dans ma tête le contenu de ma cave, pour finalement en sortir 2 bouteilles. J’ai fait ces choix pour me faire plaisir, mais aussi pour faire plaisir aux amis sans qui cette passion ne serait pas pareille.

La première était un Chablis 2006 de Vincent Dauvissat, mon producteur préféré à Chablis. Malheureusement, ses bouteilles sont difficiles à trouver. Issue d’un beau millésime, cette bouteille était excellente. Les amis, ne sachant pas ce qu’ils buvaient se sont exclamés: ça, on aime !!! Quel nez profond, frais et minéral. En bouche, même profil. Elle était tendue avec juste assez de gras. Quel équilibre. Une main de fer dans un gant de velours. Ce «village» surpasse plusieurs 1er Cru. Un délice !

La deuxième était un Clos Rougeard Les Poyeux 2005. Cette bouteille mythique nous a laissé sans voix... Beaucoup trop jeune me direz-vous. Et vous avez raison. Celle-ci, je l’ai offerte aux copains pour la découverte et la curiosité. Il y a tellement un gros buzz autour des Rougeard 2005 que je me devais de goûter. Les autres se reposeront pour les 10 prochaines années minimum.
Ce que j’adore de cette cuvée c’est qu’à chaque fois que je l’ai bue, elle se goûtait super bien. Pour moi, c’est le signe que c’est une grande bouteille. Je n’ai jamais eu la chance de goûter de vieux millésimes mais ça doit être grandiose. J’ai la chance d’avoir des 2003 et 2004. Aujourd’hui, je n’ai qu’un regret, c’est d’en avoir acheté si peu. Les prix ont tellement montés !
Revenons à ce 2005 qui est, à mon avis, une synthèse des millésimes précédents. La matière du 2003 et la finesse du 2004. Ce vin nous a transporté dans un autre monde. À l’ouverture, ce cabernet franc se donnait des allures de grand Bordeaux. À la fin de la bouteille, il semblait vouloir devenir un grand Bourgogne. Mélange de fruits rouges et noirs juste assez mûrs. Légère odeur de poivron rouge qui nous permettait d’identifier le cépage... à peine, le boisé était bien intégré. La bouche était d’une précision et d’un concision peu commune. Et quelle longueur. Une autre main de fer dans un gant de velours. À la table, les copains se sont une fois de plus exclamés : ça, on aime !!! Ils ont travaillé fort afin de trouver la provenance de ce vin. C’est parti dans tous les sens.
Une fois de plus Les Foucault prouvent qu’ils sont dans une ligue à part. Chapeau !
Je ne décrirai pas les autres bouteilles du repas mais les voici en photo:

Coup de coeur au Sandrone Dolcetto D’Alba 1996. Cette bouteille a très bien vieillie. Plus beau rouge de la soirée après le Rougeard. Coup de coeur également au Gewurtztraminer GC Steingrubler 2005 d’Albert Mann, fin et délicat. Belle découverte que ce Kuniko 2005, gamay de la Loire.
Merci aux invités et à ma p’tite chérie pour le repas !

Les vins copains, mon 1er Vendredis du Vin
29 mai 2010