1001 VINS
1001 VINS
Bourgogne
SUPERFICIE
9 500 ha
PRODUCTION
436 000 hl / an
CÉPAGES
Chardonnay
Pinot noir
Gamay
Aligoté
PRINCIPALES APPELLATIONS
Meursault
Chassagne-Montrachet
Puligny-Montrachet
Volnay
Pommard
Beaune
Pernand-Vergelesses
Aloxe-Corton
Monthélie
Auxey-Duresse
Saint-Romain
Saint-Aubin
Santenay
Maranges
Côte-de-Beaune
Vosne-Romanée
Nuits-Saint-Georges
Chambolle-Musigny
Gevrey-Chambertin
Marsannay
Morey-Saint-Denis
Fixin
QUELQUES GRANDS CRUS
Corton
Corton-Charlemagne
Charlemagne
Chevalier-Montrachet
Bâtard-Montrachet
Bienvenues-Batard
Montrachet
Musigny
Échézaux
Grands-Échézaux
Clos Vougeot
Bonnes Mares
Chambertin
Chapelle-Chambertin
Griotte-Chambertin
Latricière-Chambertin
CLos de Bèze
Clos de la Roche
Clos Saint-Denis
La Romanée
La Romanée-Conti
Richebourg
PLANS
Général
La Côte d’Or
La liste des appellations, à droite, en a fait rêver et en fera encore rêver plus d’un. Le prestige relié à la Côte d’Or est énorme. Tous les amateurs de Bourgogne seront d’accord pour dire que la Côte d’Or peut vous apporter les plus belles émotions comme les plus grandes déceptions.
Ce qui rend ce vignoble si intéressant et du même coup si compliqué, c’est son sol. Il est un immense puzzle. Ceci a découragé plus d’un amateur. On est loin du modèle de consommation facile des vins du nouveau monde où seul le nom du cépage compte. Pourtant, ici, deux cépages dominent. Le chardonnay et le pinot noir. Facile... Au contraire, car cette géologie complexe fait que ces deux cépages s’expriment différemment d’une appellation à l’autre ou même d’une parcelle à l’autre.
Cette région n’est pas facile à apprivoiser. Pour moi, c’est sa plus grande qualité... et son plus grand défaut, surtout dans un monde vinicole de plus en plus basé sur la facilité et l’immédiat. Car cette complexité demande un apprentissage, un cheminement, qui peut prendre quelques années. Autre élément de découragement: le temps. Les vins de cette région, spécialement les rouges, ont souvent besoin de plusieurs années avant de se montrer le bout du nez. Dernier point: les prix. Rares sont les bouteilles sous les 15€ ou 30$.

Cette fameuse Côte va de Dijon au Nord, jusqu’à Chalon-sur-Saône, au sud. Elle est divisée en deux sous régions: La Côte de Nuits et la Côte de Beaune.
CÔTE DE BEAUNE

La Côte des blancs. C’est dans cette région que se retrouvent les villages prestigieux de Meursault (photo), Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet. Chaque appellation a sa personnalité. Du plus opulent au plus tendu. La richesse de Meursault à la minéralité de Puligny.
Malheureusement la Côte de Beaune n’a pas échappé à la mode du sur boisé des dernières années. Particulièrement Meursault qui a produit ce genre de vins pendant plusieurs millésimes. Heureusement, les goûts changent et la tendance semblent vouloir nous ramener à des vins plus purs. Meursault n’est cependant pas la seule, j’ai bu dernièrement un Saint-Aubin 1er Cru 1999 qui, à cause de son boisé excessif et son opulence, nous laissait croire qu’il était âgé d’à peine 3 ans. Ce vin avait un style très nouveau monde. Bien sûr, je généralise. Le producteur y est pour beaucoup dans le résultat final.

Même si les blancs dominent, il ne faut pas oublier les rouges qui peuvent être de très haut niveau. Les appellations les plus connues sont sans doute Volnay et Pommard. La première donne des vins plus délicats et féminins, tandis que la seconde propose des vins plus rustiques. Un seul Grand Cru en rouge: Le Corton.


CÔTE DE NUITS
C’est ici que se trouvent les vins rouges les plus prestigieux et mythiques de la planète. Les villages de Nuits-Saint-Georges, Vosnes-Romanée, Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny et Morey-Saint-Denis, contiennent les meilleurs crus de la planète. Des appellations comme La Romanée-Conti, Musigny, Chambertin ou Grands-Échézaux font rêver les amateurs de pinot noir. Malheureusement, peu d’entre nous avons les moyens de se procurer de telles bouteilles. Moi le premier. Mais la plupart des amateurs qui ont eu la chance de goûter ces grands vins en gardent un souvenir mémorable. Il est évident que face à de telles bouteilles, les attentes sont très élevées donc les déceptions sont souvent grandes.

Si on ne peut se payer les grands crus, on s’offrir les premiers crus ou les «villages». Quoique dispendieux, ils sont beaucoup plus abordables. Ces producteurs font également des vins en appellation Bourgogne générique qui sont souvent exceptionnels.

Comme en Côte de Beaune, chaque appellation à son propre style dû aux différents types de sols. Des opulents Nuits Saint-Georges, en passant par les veloutés et floraux Vosnes, aux austères Gevrey et aux délicats Chambolle, chacun y trouve son compte.


Je crois que ces vins s’adressent aux amateurs avertis. À mon avis, il est impossible d’apprécier pleinement ces vins sans un minimum de connaissances et un un palais qui a quelques années d’expérience. Il y a un dicton dans le monde du vin qui dit: On commence à Bordeaux et on finit en Bourgogne. Je me rappelle de mon premier voyage dans cette région. J’avais la chance d’être chez de grands producteurs mais j’avais l’impression de ne pas apprécier ces vins à leur juste valeur. Contrairement à mes amis avec plus d’expérience qui étaient emballés. Mon deuxième voyage fût nettement plus profitable.

Malgré le fait qu’ils font partie de l’élite mondial, les producteurs de la Côte d’Or sont, pour la plupart accessibles et accueillants, même les plus grands. Cependant, ne vous attendez pas à repartir avec le coffre de la voiture plein. Plusieurs n’ont plus rien à vendre. Malgré qu’avec la situation économique actuelle, peut-être serez-vous plus chanceux.

