Pour Joanne et moi, le seul temps de l’année où nous célébrons, c’est à notre anniversaire de naissance, que l’on transforme en semaine d’anniversaire. Il faut dire que depuis que nous sommes ensemble (plus de 8 ans) c’est fête à tous les jours. À tous les soirs, c’est la bonne bouffe, le bon vin... et le bonheur. Je ne devrais pas le dire trop fort.
Donc, quand on veut souligner cet événement, il est difficile de trouver mieux que ce que nous avons au quotidien. Je dis tout ça sans prétention. Au contraire, je réalise ma chance et en savoure chaque instant car on ne sait jamais ce que nous réserve la vie. J’ai la chance d’avoir un travail qui me fait voyager et qui me permet de vivre ma passion pour le vin à fond. Cette chance, j’aime la partager avec vous via mes écrits, mais aussi avec collègues et amis.


Nous avons débuté la soirée avec un magnum ( 1,5 L ) de Champagne de Jacques Lassaigne, Le Cotet Blanc de blanc ( 100% chardonnay ), Extra Brut. Belle entrée en matière. Bulles fines, très légèrement brioché, droit et frais. Délicat. Nous étions 10 donc la bouteille s’est terminée très rapidement. Avec cet apéro, arrivent les premiers plats. Au Five, c’est le style tapas. Petites assiettes que l’on partage. Que de la qualité. Tout est fait par des artisans soigneusement choisis par l’équipe. Les meilleures charcuteries que j’ai mangées à ce jour.
Arrivent également les amis Renaud ( photo en-bas en compagnie d’Amarone, le chien de Georges ) et Sonia du Domaine Bodillard de Morgon. Avec, en cadeau, un magnum de Morgon Cuvée Marie Louise 2005. Merci les amis.

Nous avons poursuivis avec une série de bouteilles, toutes excellentes. Malheureusement, les commentaires de dégustation seront brefs.... Le Sancerre de Gérard Boulay, Clos de Beaujeu,1998, goûté à quelques reprises, était superbe. Le premier rouge de la soirée fût le Beaujolais Villages, Le Rang des Merle 2003 de Jean-Claude Lapalu. Envoûtant, ce vin me confirme que le Beaujolais est un grand vignoble. Servi à l’aveugle, il fût difficile de trouver à cause du millésime caniculaire, qui a rendu plusieurs vins atypiques. Beaucoup de matière mais sans aspérités. Soyeux avec une très belle allonge. Un des meilleurs vins de la soirée.





Après quelques alcools rares dont une Bénédictine 1973 et un Brandy Jerez de 1865 ( !!! ), nous sommes retournés au vin avec une superbe Côte-Rôtie 1998 de Burgaud. Fait de vignes plantées en côte brune, ce vin est masculin avec des arômes de terre, de cuir et de truffe.
Il y en a eu d’autres mais j’en oublie. Côté bouffe, tout fût parfait. Saumon mariné servi cru recouvert de gros sel, escargots confits au gras de canard, bison bien saignant servi tiède, fromages, charcuterie... Nous sommes repartis à l’hôtel aux petites heures du matin, remerciant la vie de nous offrir ces opportunités.



Merci à Georges, Yusuke et Paul pour leur gentillesse et générosité. Merci au deux Josée, Justine, François, Sylvain, Sonia, Renaud, Jacques et bien sûr ma p’tite chérie pour leur présence.



Ce matin, j’ai une pensée pour l’équipage et les passagers du vol d’Air France disparus au large des côtes brésiliennes.
Mes 36 ans à lyon
1 juin 2009